Cercle sacré 1


On a tous besoin d’outils. Depuis la nuit des temps, l’humain cherche à créer des outils pour s’améliorer; à une époque de survie l’on crée des couteaux flèches, roues. Puis, on cherche des élixirs, thérapies, hypnose, etc.

Il y a tellement de chemins pour se rendre au but qu’on s’est fixé et je n’ai jamais aimé suivre le chemin des autres, même si le mien est cahoteux, inconfortable, mais toujours plein de surprises.

Quoi qu’on en dise, mon outil de prédilection c’est le hula-hoop. Malgré son histoire de jouet démodé pour enfant ou son image racoleuse de pin up ultra sexualisé je me suis attachée à ce qui c’est révélé un outil de transformation fulgurant.

À une époque, on m’a découvert des fibromes utérins et j’ai cherché par tous les moyens naturels de les éradiquer. J’avais lu qu’activer la zone utérine pouvait favoriser la guérison. C’est ce qui m’a amené au hula-hoop. Je n’en avais jamais fait enfant et je ne suis pas d’un naturel très sportive. Mais j’avais vu en voyage des femmes en faire et ce qui m’avais le plus frappée, c’était que chacune à leur façon se révélait dans leur féminité, dans leur essence avec une joie enivrante.

Alors qu’est-ce que j’avais à perdre? À vrai dire pas grand chose. Alors, je me suis fabriquée un hula-hoop et j’ai commencé seule dans mon appartement avec YouTube comme coach. Ah ce YouTube c’est tellement pratique!

D’un naturel plutôt timide doublé de la coordination d’une adolescente en boisson, je n’aurais jamais imaginé un jour donner des cours de hula-hoop. Alors qu’est-ce qui c’est passé?

Petit à petit la chenille se transforme en papillon. Je ressentais de plus en plus les bienfaits, du hula-hoop. Tellement qu’un jour je me risquai à amener mon cerceaux au travail. Pendant mes pauses, j’allais me cacher dans le fond de l’entrepôt pour faire du hula-hoop. Ça me réveillait, je revenais à mon poste de travail super alerte et groundé, ça réduisait mon mal de dos de sédentaire et remplissait mon cœur d’enfant de joie pour la journée. Souvent fière de moi d’avoir pris le temps de prendre soin de moi et le cœur joyeux de m’être amélioré.

Petit à petit, je me senti plus à l’aise avec mon corps, ma confiance grandissait. Jusqu’à être capable d’être vu. J’ai commencé par ne plus me cacher dans l’entrepôt, puis jouer dans les parcs. Pour réaliser que personne ne riait de moi, c’était même le contraire, je suscitais l’admiration.

Ce cercle, cet anneau pour moi c’est le symbole qu’on peut transcender nos peurs et se réinventer. Il m’a aider dans des moments cruciaux à m’accepter et adoucir ma transition de mère à femme. Parce que oui, j’avais mis mes lunettes de maman et j’étais incapable de sortir de ce rôle.

Maintenant quand je prend mon cerceaux, je prend du temps pour nourrir la femme créatrice que je suis, je canalise mes émotions dans le mouvement.

 

Si tu as envie de nouveauté, je t’invite à mon cours de yoga hula-hoop dans le cadre du Karma Yogafest , dimanche 10 juin 13:30

Pas besoin de savoir faire tourner le hula-hoop à la taille, juste le désir de s’amuser.

 

 

Anika Boissonneault

Hoopelaï

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